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Que faire au jardin en juillet?

Prédictions climatiques :
Nous continuons à appliquer notre méthode, nous convenons qu'elle n'a rien de scientifique, mais nous savons par ailleurs que les scientifiques eux-mêmes avec leur arsenal de modélisations, scénarios et autres simulations ne se risquent pas au-delà de 15 jours de prédictions météo. Le mercredi 07 01 2015: + 7 à 8° et ciel couvert le matin, pas de vent ; dégagé l'après-midi, +11°. Notre mois de juillet peut donc être prévu comme suit : relativement chaud comme l'a été ce 07-01, première moitié du mois maussade, deuxième moitié plus dégagée et chaude ; pas de vent marqué ; précipitations faibles.
Nous sommes toujours preneurs de trucs ou méthodes + ou – fiables en matière de prévisions météo.

L'appel de l'été, il commence à faire vraiment bon, le stress des matins trop frais s'est estompé et les tomates peuvent enfin s'exprimer totalement. Sachons apprécier les longues soirées, les fleurs en pleine gloire,  des fruits qui mûrissent, les légumes qui poussent doucement au potager.

Á partir de juillet le maître mot reste cependant : SURVEILLANCE : 
Tout est encore fragile, jeunes feuillages, fruits en formation, rameaux tendres en pleine croissance. Une douce chaleur, un peu de pluie, un brusque refroidissement et tout peut être remis en question. Tenez prêts  purins, décoctions, tisanes, infusions...

SOL : 1mm /m² = 1 litre
TOUJOURS ET ENCORE STIMULER LA VIE DU SOL, Véritable PEAU DE LA TERRE : pour celui qui a fait l'effort de s'intéresser au fonctionnement du CAH (complexe argilo-humique), revoir mémo de juin, il est évident que le premier facteur limitant la croissance de nos plantes est l'EAU , en l'absence de précipitations régulières et conséquentes, nous ne pouvons espérer des résultats satisfaisants au jardin sans elle. Mais tout demeure dans un BON DOSAGE .
L'espèce en premier : chacune de nos cultures à des exigences bien précises. Radis : s'il a soif, il pique. Pomme-de-terre : trop d'eau, surtout après la floraison la fera pourrir. Céleri toujours assoiffé. Pour connaître ces particularités, révisez vos guides de jardinage.
Les quantités d'eau ensuite : rappel : 1 mm de précipitations correspond à 1 litre d'eau au m² ; on considère que 10 mm de précipitations correspondent à un arrosage moyen, soit environ un arrosoir au m², à moduler en fonction de vos arrosoirs. On voit tout de suite s'aligner à l'infini les arrosoirs . Il faut faire quelque chose....Aspersion ? Rigoles d'irrigation ? Goutte à goutte ? Binage ? Paillage ?...
Et enfin le dosage : la solution, pour ceux qui disposent d'eau en abondance semble être l'irrigation à outrance mais on débouche très vite sur des problèmes de lessivage des sols. Quant à l'arrosage par aspersion, l'eau douche le sol mais abîme les fleurs et toute la plante favorisant ainsi les maladies.
La formule : LA JUSTE DOSE AU BON MOMENT semble, et de loin, la meilleure. Pour y parvenir, le système d'irrigation par tuyau goutteur à très basse pression à partir d'un réservoir surélevé d'un mètre environ est convenable. En fonction de la contenance du réservoir et de la surface à irriguer, l'opération d'arrosage peut se réduire à l'ouverture d'une vanne, quand le réservoir est vide vous saurez exactement quelle quantité d'eau vous avez délivrée. Bien sûr, il aura fallu réfléchir avant, et installer le dispositif, de quoi occuper les journées ou soirées d'hiver où il n'y a «  rien à faire au jardin ». Vous vous y retrouverez en simplicité et rapidité de fonctionnement.

RAVAGEURS et MALDIES Où l'on reparle de certaines substances de synthèse réputées « non toxiques » très confortables d'emploi et néanmoins génératrices de profits pour le vendeur et de vilaines maladies pour l'acheteur. A ÉCARTER ABSOLUMENT !!!
Revenons plutôt à nos préparations ,  en PRÉVENTIF de préférence, décoctions, infusions, extraits fermentés( ou purins) à faire soi-même contre maladies, insectes et même adventices. Ce n'est pas si sorcier. Nous ferons un récapitulatif lors de nos réunions mensuelles à partir de septembre et pourquoi pas en ateliers si vous êtes assez nombreux à en faire la demande.

JARDIN D'ORNEMENT :

Nettoyer les rosiers de toutes les fleurs fanées ( sauf les rosiers botaniques), et pulvériser une décoction de prêle ou un extrait d'algues.
Veiller à ce que les rosiers remontants reçoivent un maximum de soleil, sinon les déplacer.
Tailler, reformer et attacher les rosiers non remontants défleuris.
Apporter aux rosiers, comme engrais soluble, un purin de consoude.
Marier ail d'ornement. et rosiers
Surveiller le pied des rosiers pour y couper les rejets, souvent vigoureux, du porte-greffe.
Enlever le feuillage des iris s'il est en mauvais état ou desséché en le coupant près des rhizomes, laisser les feuilles saines, elles nourrissent la plante. Diviser les iris.
Semer en pépinière, à mi-ombre, digitales et giroflées pour le printemps prochain.
Récolter les graines pour semer les prairies fleuries de l'an prochain : coquelicots, nielles, pavots bleuets, centaurées, scabieuses, ancolie...
Il est temps de semer des vivaces à la mi-ombre pour de futures plantations de masse.
Tailler les haies et les pailler.
Ôter les fleurs fanées .
Tuteurer discrètement les vivaces hautes et les fleurs élevées qui s'affaissent facilement au vent : dahlias, asters, delphiniums, gauras, asters, géraniums....
Recouper court touffes et couvre-sols ayant déjà fleuri (népétas, géraniums vivaces...) pour stimuler une deuxième pousse.
Désherber et/ou pailler (nous savons que les 2 opérations sont liées : plus vous paillez moins vous devez désherber).
Maîtriser les grimpantes par des tailles qui préviennent l'envahissement.
Bouturer  encore et toujours par rameaux feuillus non fleuris, les pavots d'Orient, clématites, buis et bruyères.
Palisser les jeunes pousses des grimpantes que vous voulez installer, et, au contraire, rabattre celles que vous voulez maîtriser.
Essayer les persicaires en couvre-sol dans les coins frais.
Tailler bien court, à la cisaille, la lavande qui a fini de fleurir, lui redonner un bel arrondi, elle peut remonter courant septembre ; faire des boutures à talon.
Toiletter et engraisser les plantes en pot.
Veiller à la 2°génération de pyrale du buis dont la chenille est facilement éliminée par le bacillus thuringiensis, et les papillons mâles éliminés par un piège à phéromones ( chez Biotop).
Essayer en pleine terre très bien drainée la bougainvillée hybride : bougainvillea x spectoglabra qui résiste à des gelées de -8 à -10°.
Appliquer un traitement préventif contre l'oïdium sur les asters.
Ébourgeonner les dahlias pour avoir des fleurs plus grosses.
Fleurir le pied d'un grand arbre avec des cyclamens de Naples qui fleurissent en automne, placer les bulbes dans des trous de 10cm comblés avec du terreau de plantation.
Contrôler l'arrosage de la pelouse avec un pluviomètre : 10mm, soit 10litres/m² une fois par semaine.
Tondre très haut pour que la pelouse ne se transforme pas en paillasson.
Installer la pelouse sous un arbre en semant un mélange à base de fétuque rouge traçante et/ou de fétuque ovine(durette).
Pincer les phlox pour obtenir des plantes plus trapues.
Arroser avec du purin de consoude pour favoriser les floraisons.
Diviser les vivaces qui se dégarnissent : corbeilles d'argent.

POTAGER :

Préparer le sol avant de pailler : désherber, gratter , arroser si nécessaire.
Recouvrir le paillage bien humide par du carton permet de retarder les arrosages, bien caler le carton. Bien dégager le collet surtout celui des plantes sensibles au pourrissement.
Semer en pleine terre : arroche, carotte, chicorée frisée, chicorée sauvage, chou brocoli, chou de Chine, fenouil, haricot, laitue d'automne, mâche, navet, persil, pois, radis, radis d'hiver, roquette.
Planter/repiquer en pleine terre : chicorée frisée et scarole, chicorée sauvage pain de sucre, chou d'hiver, chou-fleur, chou frisé, chou pommé, chou-rave, courgette, fraisier, laitue.
Lutter contre les altises sur brassicacées ( anciennes crucifères) : maintenir plusieurs fois par jour une ambiance humide en pulvérisant de l'eau ; deux répulsifs : décoction de jeunes feuilles de sureau pulvérisée pure ou purin de gourmands de tomate peu dilué ; en dernier recours pyrèthre végétal.
Surveiller la présence de piérides : écraser œufs et jeunes chenilles et/ou traiter si l'attaque est trop importante au pyrèthre d'origine végétale.
Continuer la lutte préventive contre le mildiou de la pomme de terre et de la tomate.
Biner.
Semer des engrais verts sur les parcelles qui se libèrent.
Tailler les tomates à gros fruits tous les 15 jours mais laisser libres celles à petits fruits.
Sarcler régulièrement les rangs du potager contre les adventices ou bien cartonner ou/et pailler.
Suivre régulièrement l'arrosage des radis et du céleri qui aime les sols humides en profondeur.
Si l'on doit conserver en godets des plants qui attendent la libération d'une planche, leur apporter régulièrement un engrais organique liquide : choux, poireaux...
Protéger poireaux et choux contre la vermine volante avec un filet anti-insectes à mailles très fines (moins d'1 mm de côté) il en existe des biodégradables, en coton brut, très efficaces et peu coûteux.
Retirer, par temps trop humide, le paillis au pied des légumes et griffer en surface.
Couvrir, en cas de coup de frais ( inférieur à 15°), les aubergines, poivrons et même tomates.
Semer des pois (nains mangetout), ils peuvent produire une bonne récolte avant les gelées, sinon ils feront un excellent engrais vert.
Arroser sans mouiller le feuillage des légumes.
Coucher le feuillage des oignons pour favoriser leur mûrissement.
Praliner les racines des plants pour favoriser leur reprise.
Protéger les jeunes semis de la canicule par une litière de fougère ou de tanaisie jusqu'à la levée.
Repiquer encore quelques plants de tomate ou de courgette.
Composer un mesclun d'été : salade(laitue, laitue à couper, batavia) ; pourpier, roquette annuelle, épinard, arroche, chénopode, bette et betterave...
Récupérer les premiers stolons de fraisiers pour installer de nouveau plants.
Ramasser à la main les doryphores qui visitent les pommes de terre.

Encourager la biodiversité : le lézard, lui ménager des lieux secs et pierreux inondés de soleil, il se nourrit d'insectes, vers, araignées et même de limaces...
Désaltérer les oiseaux qui, par temps très sec, manquent d'eau et s'attaquent aux feuilles et fruits même verts pour se désaltérer : vasque peu profonde remplie d'eau fraîche.

VERGER :

Pulvériser du purin d'ortie dilué à 5% sur les jeunes arbres pour stimuler leur croissance.
Tailler les gourmands qui partent du pied/porte-greffe.
Tailler l'actinidia.
Éliminer les jeunes pousses de la vigne et traiter contre le mildiou si nécessaire.
Éliminer les rejets (gourmands) qui apparaissent sous le point de greffe.
Soutenir les branches trop chargées en fruits, surtout sur les pruniers.
Aider les jeunes arbres à supporter la sécheresse en arrosant à trois reprises tout au long de la saison  et en paillant au pied.
Tailler en vert les jeunes pêchers et abricotiers ainsi que les pommiers pour qu'ils se développent en largeur.
Piéger la drosophila suzukii , nouvelle venue qui pond dans de nombreux fruits à peine mûrs et les rend inconsommables.
Entretenir le paillage des jeunes arbres.

Planter des arbres en conteneurs est toujours possible mais attention, les sols sont maintenant très durs, faire des trous grands, les remplir de très bonne terre bien drainante et une fois pleins fissurer les parois  à la fourche bêche ou même à la barre à mine pour que les arrosages ne stagnent pas dans le trou et n'asphyxient pas les racines.

Bouturer vos arbres préférés dès ce mois-ci : myrtille, figuier, olivier, actinidia, abutilon, aucuba, azalée, bruyère, buddléia, camelia, coryoptéris, choisya, ciste, corête du Japon, cornouiller, cotonéaster, cytise, hamamélis, hortensia, laurier-rose, lilas des indes, millepertuis, troène, seringat... :
Prélever des jeunes tiges semi-ligneuses ou ligneuses et les piquer dans un substrat.
ÉVITER le DÉSSÈCHEMENT : tout découle de ce principe de base.
_ substrat : sable( 50%) pour un très bon drainage additionné à 50% d'un autre matériau apte à une constante et raisonnable humidité : terreau de feuilles, vermiculite, argile expansée fine, tourbe, mousse, etc...au choix et selon votre astuce...
_ habiller la bouture pour diminuer l'évaporation  : 15 à 20 cm de long, couper le pétiole de toutes les feuilles sauf celles de l'extrémité dont le limbe sera réduit du tiers ou de moitié s'il est très développé.
_plantation dans des pots profonds (15cm mini, bouteilles plastique) jusqu'au 1/3 ou ½ de la bouture, à la pleine lumière sans soleil direct, maintenir une humidité raisonnable et continue : un petit arceau coiffé d'un sac en plastique transparent en guise de cloche ou mini-châssis.
_confectionner une hormone naturelle en prélevant les jeunes racines blanchâtres d'une ronce,broyées et trempées dans un bocal d'eau où vous tremperez vos boutures 24 heures. On peut continuer à stimuler l'enracinement en arrosant avec cette macération courte à base de poudre de ces  jeunes racines.

Alléger les arbres qui portent trop de fruits.
Éclaircir les fruits trop serrés ou présentant des défauts : pommes, poires, pêches, abricots, brugnons, nectarines...

Conseil : Jardiniers et bricoleurs sont exposés au tétanos, vos vaccins sont-ils à jour ?



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